Charlotte Charpot, le blog de l'auteur.

03 mai 2012

L'Unes

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Ci-dessus la première page du manuscrit tel que le recevront les éditeurs ces prochains jours....Si j'ai le bonheur d'être repérée par l'un d'entre eux il ne restera probablement rien de cette ébauche! ^^ l'auteur n'a généralement aucun contrôle sur le titre l'image et l'emballage du livre en général!

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02 mai 2012

Premier roman, tout beau tout chaud! ... encore tout seul!

Bonjour chers tous !

 

Je lis de loin en loin ce qu’on cherche pour tomber sur ma page et je m’amuse lorsqu’on aboutit chez moi en tapant « Anglais-Prof-lesbienne-porno ». On tape aussi très souvent « combien gagne Charlotte Charpot ? ». Alors je vais répondre : que dalle.

Hé oui !

Si la reconversion a du bon en ce sens que je vais parfaitement BIEN, que je ne déprime pas, que je prends le temps de progresser dans mon sport favori – l’apnée et la monopalme – j’ai aussi fait un choix difficile. Après ma démission, avec en poche un Master de littérature moderne et comparée – joie ! – ayant abandonné par principe une thèse au bout de trois ans et demi – youpi ! – j’ai vérifié que comme chacun sait, sur le marché du travail, je ne valais absolument…. Rien. Sans compter qu’habitant dans un pays bilingue mes parents ne m’ayant jamais pris sur leurs genoux pour me dire gravement : « Charlotte, dans la vie, il faut savoir parler Néerlandais pour aller loin », ne m’exprimant donc pas dans la langue de (attendez, je cherche le nom d’un auteur néerlandais, je me rends compte que j’en connais aucun ! Honte ! Honte ! Très grande honte !) Vondel  dit google -, je vaux si possible, moins encore dans la jungle urbaine du travail.   

Bref,  dans une telle situation, on ne réfléchit pas, on vise le court terme, on fait n’importe quoi (et on devient n’importe qui- ainsi fut fait- ça va vite- essayez, vous verrez).  

Mon raisonnement dans le but de parer au plus pressé a donc été de m’orienter vers des boulots alimentaires, accessibles, et surtout, avec une forte demande : finance - assurance. Oui, je sais. Moi aussi, depuis, j’ai du travail, je suis capable de détailler les garanties d’une assurance incendie ou responsabilité civile comme personne en pleurant des larmes de sang. D’ailleurs, rien qu’à taper ça, je me suis collé une écharde dans le doigt. Evidemment, ce qui devait se produire se produisit rapidement… et tout ceci me conduisit en mars dernier, après maints rebondissements, avec l’appui de ma famille, à concrétiser un choix décisif pour faire ce qui m’habite : écrire. Je bosse donc à mi-temps le matin, et j’écris depuis 12 mois maintenant, l’après midi. J’ai une chance hors du commun, c’est passionnant.

Pendant ce temps, j’observe le monde, je suis atterrée par ce qui se passe dans l’éducation nationale, mes amis me confortent dans mes positions jour après jour. Comme tout le monde, j’ai su que l’épouse de M. Chatel avait disparu, j’ai résisté aux sirènes de l’humour de mauvais goût, mais pourtant… Monsieur Chatel, comme vous êtes représentatif du mal du siècle ! Je regarde des séries stupides le soir avant d’aller me coucher, je constate qu’un sujet est récurrent :

Dans Desperate Housewives saison je-ne-sais-plus-combien-mais-on-s’en-fout, l’un des personnages principaux - qui est prof - fait du ménage fripon en soubrette turpide devant sa webcam pour arrondir ses fins de mois, dans Hung, le personnage principal qui est prof devient … gigolo, dans Breaking Bad, le prof de physique chimie, devient… dealer…. Et ainsi de suite. Le sujet de l’enseignant légendairement bien-sous-tout-rapport qui est contraint et forcé de faire n’importe quoi pour gagner sa croûte est devenu universel. Ce n’est pas comme si parmi mes collègues, je comptais ceux qui agissent de manière identique pour financer leur crédit hypothécaire.

Pas de hasard donc… je m’amuse de voir que ce qui est tracé dans mon bouquin se réalise vitesse grand V. Au bout de 3 ans, 50% du trajet est déjà parcouru, d’ici deux ans, le livre est obsolète, et un autre prend la relève – si ce n’est déjà fait – on me souffle que si.

A la veille des présidentielles-le-retour-du-pareil-au-même, comme tout le monde … c’est compliqué. On me rebalance un éternel dilemme gauche droite qui appartient, j’ai l’impression, à la génération de mes parents et me concerne de moins en moins… Je repense à ma phrase fétiche de mon auteur fétiche « S’en sortir sans sortir »… et baaaaah, j’irai voter dans trois jours, certes. Et on reproduira le balancier, au lieu de créer quelque chose de nouveau.

Au milieu de ces débats essentiels, il y a de cela quelques jours, à peine, j’ai enfin achevé d’écrire mon premier roman. Humblement, péniblement, avec passion, une passion grandissante pour tout dire. Aujourd’hui qu’il est achevé, je l’adore. Ce n’est pas un livre polémique, ni engagé, ni quoi que ce soit. C’est un simple roman, avec des ailes, qui fait penser qu’autre chose est possible, le rêve, l’envol, l’imaginaire.

Pour ceux que le monde de l’édition intéresse, et qui peut-être prendraient appui sur ce blog pour s’orienter, sachez que j’ai envoyé mon manuscrit par la poste, sans aucune recommandation, comme je l’ai fait pour le premier (petite histoire, la veille du jour où l’éditeur m’a contactée pour « Madame, vous êtes une prof de merde », j’avais décidé de le mettre gratuitement en ligne après une vingtaine de refus successifs. Dans le fond il m’importait plus de le rendre accessible que de le voir publié)

J’ai une donc une chance sur 1000 d’être repérée et peut-être ? Éditée. Je me suis donné deux ans pour revoir mes ambitions à la baisse et chercher un boulot non mortifère à temps plein si je me rate…. Ce qui signifie qu’il me reste… douze mois. Douze mois à serrer la ceinture, à mettre la vie entre parenthèses, à demander de l’aide à ceux qui m’aiment et qui y croient. Si ceux qui lisent ceci avaient une petite pensée pour moi, cela me mettrait du baume au cœur, et de l’espoir dans l’escarcelle !

-          Sur ce ! Je vous laisse ! Dans une demi heure : il ya débat !!! ;) -

Charlotte Charpot.

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27 février 2012

Le Cas Nathalie Solenblum.

 

Première nouvelle fantastique de Charlotte Charpot. Disponible en numérique.

Nathalie Solenblum, une frêle jeune femme d’apparence inoffensive est internée dans l’aile de haute sécurité d’un asile d’aliénés à la sombre réputation. Elle souffre de mystérieux symptômes qu’aucun médecin ne parvient à traiter. Un éminent psychiatre, en plongeant dans son esprit grâce à l’hypnose, découvre des abymes insoupçonnés. Il est irréversiblement entrainé dans un périple qui le mènera aux confins de l’esprit, à la lisière de la folie, aux frontières de l’occulte, et dans un voyage sur les traces d’un passé dont nul ne sait s’il reviendra indemne…

Pénétrez un univers chthonien antédiluvien en essayant d’échapper à l’inéluctable étreinte des limbes hypnotiques.

Disponible ici pour 0,99 euros:

http://www.librairie-gallimard.com/9782897170288-le-cas-nathalie-solenblum-charlotte-charpot/

9782897170288

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une première critique à lire ici :

http://lesmotsdustagiaire.wordpress.com/2012/03/06/le-cas-nathalie-solenblum/

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27 novembre 2011

Riche comme Crésus! ... Comme qui?

http://www.marianne2.fr/Salaire-des-profs-les-vacances-ont-bon-dos_a194120.html

 

 

HaaaAAAAaaaa. Je me rappelais pas. Ha? En fait. Si. C'est aussi pour ça que j'ai eu a bonne idée de quitter le métier.

Courage à tous! Moins l'enseignant sera à même de penser à autre chose qu'à sa survie élémentaire, moins il l'ouvrira. Comme le reste de la grosse masse salariale du pays. Faire grève? A peut plus ma bonne dame! A doit nourrir ma famille payer mes crédits...et j'ai la corde au cou! Sur un blog ami récemment une enseignante faisait la quête, à vot' bon coeur m'sieur dame.

 

Les pauvres c'est bien connu, ça doit survivre avant d'avoir des idées, survivre avant de créer une solide force d'opposition. Encore une idée de génie du gouvernement pour avoir moins d'emmerdes...

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22 octobre 2011

Charlotte Charpot chez Marc-Olivier Fogiel

Charlotte Charpot était en direct de FACE A L'ACTU sur M6 avec Marc Olivier Fogiel ce dimanche 23 octobre .

http://www.m6.fr/emission-face_a_l_actu/

http://www.m6.fr/emission-face_a_l_actu/diaporama-phrases-marquantes-23-10-2011/photo-202290

 

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21 octobre 2011

Mort de rire - jaune -

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_des-enseignants-de-la-communaute-francaise-pas-payes?id=6955723

 

Au fait ne l'oubliez pas, nous avons de la chance l'EDUCATION NATIONALE RECRUTE plein de profs (précipitez-vous petits veinards!Il suffit de cliquer sur les magnifiques popups de pubs qui parsèment ce blog, ce qui est tout à fait à propos!) la Communauté Française du côté Belge joue au même jeu. Sauf qu'à force de dégrader les professions et de pressuriser les gens, dans une logique toujours sous jacente de privatisation, ceux qui restent sont décimés. Normal. Donc moins de profs, mais face cachée de l'Iceberg, moins de fonctionnaires administratifs. ^^ (Je n'en parle pas beaucoup des pauvres fonctionnaires administratifs, mais je n'en pense pas moins...) 

 

Ceci nous conduit à une situation Ubuesque côté Belge! Hé oui, comme ils sont à l'abri, forts de grasses économies - on ne les paie pas depuis le mois d'août. Sisi, vous avez bien compris. Alors bon l'administration est ennuyée, il n'y a pas assez de monde, on imagine tout de suite l'ambiance de travail de ceux qui restent, on est vraiment désolés. Mais si d'aventure vous voulez appeler pour savoir ce qui se passe, préparez-vous à avoir une nouvelle réjouissante : "On est au courant, mais c'est tout à fait normal. Ne vous inquiétez pas. D'ailleurs, il se pourrait bien que le mois prochain, vous ne soyez pas payés non plus!Pas de panique!"...

 

Vous savez, il existe de super bonnes protections juridiques, dans ce pays. Non parce que là, on se demande à quel niveau de délire les choses ne seront pas "normales"! ^^....

Charlotte Charpot

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18 octobre 2011

Analyse d'une interview

Je ressors un peu crevée de l'interview sur Sud Radio.

Cet après midi, une marche blanche. 3000 personnes rassemblées pour rendre hommage à notre collègue décédée à Béziers. 

Le journaliste débute d'une voix d'outre tombe sur une musique tragique. Le cadre est posé. L'interview se lance avec un enseignant collègue de Lise, et nous tâtonnons une bonne heure à la recherche de quelque chose. Quoi? Qui était cette enseignante? La question se pose depuis jeudi dernier, cela fera bientôt une semaine. La réponse à oscillé de "une femme rigide - vieille école" à "seule" "dépressive" à "brisée par des drames personnels" en passant par... - le plus souvent -  lorsque la réponse n'est pas politisée : "Quelqu'un de parfaitement NORMAL."

"Oui, on a discuté avec elle, elle a dit ça, répondu ceci, elle avait des amis, elle sortait, il parrait qu'elle jouait de la musique aussi... je l'ai croisée hier à la cantine."

Le journaliste insiste "Oui mais à part ça, comment était-elle????" Hé bien nous n'en saurons jamais plus. Lise était une quadragénaire standard, similaire à vous et moi. La réponse semble inacceptable. Comment ça? Rien? du tout? Aller quoi une particularité! Non. Nada. On s'interroge ensuite sur le cadre de travail  : "Mais heu.. l'établissement était plutôt standard, non? Extérieurement rien n'indiquait qu'on y trouve une violence particulière?" Non, rien.

 

Et c'est sans doute malgré tous les efforts des médias cette terrible normalité qui dérange. Se pourrait-il qu'une personne équilibrée n'ayant pas connu plus de drames sur une durée de vie de 44 ans que n'importe qui, ne travaillant pas dans des conditions plus pénibles que la moyenne en vienne à poser un acte aussi extrême?

La réponse est oui. Quelle image de notre société donne cet événement? A moi c'est simple, si je suis honnête. Je me regarde dans un miroir et me dit, ok. Ca aurait pu être moi, toi. Chercher à fuir en mettant des termes pathologiques, la disséquer, trouver du réconfort dans des mots bien analytiques, décomposer son corps et sa psyché comme fait si bien la médecine moderne qui a réponse à tout et classifie l'humain dans des petits tiroirs pour rassurer en évitant d'approcher le problème global, c'est impossible. Il s'agissait de Lise, enseignante normale.

 

C'est pourtant bien la tentative suivante du journaliste, l'appel à la médecine qui permet de rationnaliser tout ça. Mais non, le couvercle s'effondre. Le discours s'enlise pour retourner vers le global, on n'en tirera rien.

Je souligne ensuite la récupération du message par le recteur d'académie. C'est la politique qui parle en seconde heure. Le collègue de Lise avait affirme que:

1. Elle n'avait pas de suivi médical - à moins que de désirer consulter le médecin conseil puisse être qualifié de suivi médical -

2. Elle avait souhaité diminuer son service de moitié ce qui lui avait été refusé, cela l'avait beaucoup affectée.

3. Elle a affirmé avant de s'immoler "je fais ça pour vous" en regardant les élèves .Sur son propre lieu de travail.

 

L'inspecteur parle :

1. Elle avait un suivi médical, elle avait consulté le médecin conseil.

2. On la suivait tout court : comprenez de nombreuses inspections s'étaient succédées. - Comme c'est super bien! Tu vas mal? attends, je te fais surveiller par monsieur l'inspecteur qui jugera de l'évolution de ta carrière et de la qualité d'un travail que tu juges insupportable - Bien suivie donc. Depuis plusieurs années.Nous sommes irréprochables.

3. Elle était FRA-GILE. Je répète : FRA-GILE. En effet. Il y avait eu des ALERTES. Elle avait consulté le chef d'établissement. Houlala. Car attention dès aujourd'hui, vous tous, si vous frappez à la porte de votre supérieur, c'est un signe d'alerte. Déjà qu'avant on y allait le coeur léger!Et puis elle avait vécu des événements familiaux difficiles. Certes. Un décès il y a dix ans. Et donc son geste est inexpliqué.

Et monsieur l'inspecteur d'académie termine glorieusement : " Qu'est-ce qui aurait pu être fait ou dit pour éviter ce drame? Nous ne le saurons jamais"

Bien. Il est certain que dix minutes avant, j'ai un doute. Mais si durant les dix années qui ont précédé, à chaque moment, l'éducation nationale avait offert un cadre de travail serein, sécurisant, respectueux, responsable, bienveillant et à l'écoute.... monsieur l'inspecteur...j'ai comme dans l'idée que ça y aurait changé quelque chose. Ce type de phrase risque de nous faire avancer dans le bon sens. C'est une certitude mathématique.

 

Vinrent ensuite les débats plus ou moins cadrés avec les interventions toujours judicieuses de Mlle Claire Mazeron, auteur du livre "Autopsie du Mammouth, l'Education nationale respire-t-elle encore?", les miennes, plus effacées, pas évident, et celles de tous les acteurs du système éducatif, càd tout le monde, parents et élèves. Une interview chamarée qui n'évite pas la règle du genre : le message risque de dériver de manière sévère si on ne rend pas l'auditeur attentif et qu'à son terme on ne pratique pas une relecture sérrée. 

 

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"Hacene Enquête et Investigations " sur Sud Radio

Charlotte Charpot était interviewée par Karim Hacene avec d'autres collègues et témoins cet après-midi, 18/10, sur Sud radio .

Voici l'émission "Enseignante immolée à Béziers. Malaise des profs" en podcasts en 2 parties. Charlotte intervient dans la seconde.

http://www.sudradio.fr/10/R%C3%A9%C3%A9coutez/idcat-77/hacene-enquete-et-investigations/index.php?id=10&idcat=77

 

 

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Le choix des armes

Interviews interviews! Le plus souvent... on n'a pas le choix des armes. On a envie de dire plein plein de trucs, et puis on tombe dans différents écueils.

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Si ce n'est pas du direct et une émission de commande bien ciblée, le thème est imposé, on marche dans les clous. Tout ce qui dépasse est coupé au montage. "ce n'est pas l'esprit, ou le thème, ou l'idée". Le résultat est magnifique, jamais transgressif, on est en pleine forme et on a l'air dépressif - ou l'inverse - , on gigotte les doigts façon "ciel mais diable, que je suis anxieuse!" on a les genoux prostrés (c'est difficile à faire, essayez vous verrez!), les bras cagneux, le regard terne, le poil gris, et plein de morceaux d'anatomie filmés en king size pour accetuer l'aspect dramatique.C'est l'effet film d'horreur - Romero  - sans zombis. Evidemment, sans zombis, la plupart du temps on a oublié ce type de reportage aussi vite ingurgité.

Si c'est du direct à la télé, on a environ 2 secondes de parole tous les ( insérer durée aléatoire) et si on met des mots en trop pouf on est a côté. Le but est de lâcher deux trois bombes histoire qu'on se rappelle de quelque chose une fois qu'on a zappé sur la chaîne concurrente. En plus de ça le mot d'esprit façon buzz prend bien souvent le pas, là l'objectif est d'agir façon lapin crétin. Avec l'oeil bien allumé de préférence. Si on peut se payer une sortie de scène drapé dans une cape d'indignation, ça crée toujours son petit effet. Malheureusement je ne maîtrise pas encore l'excercice assez bien. Si j'étais plus douée, hah! mais non. Je n'ai jamais su verser de larmes sur commande encore moins en direct.

Et puis il y a la radio. Radio différé, pareil, au montage on fait ressortir ce qu'on veut on coupe on remonte, on démonte. A l'arrivée le résultat peut-être surprenant.

Enfin, il y a les émissions radio de débat pur, où le temps est moins limité, où c'est du direct, et ce type d'émission là est rarement proposé pour finir. Hé ben là. Justement j'en ai une. On verra pas ma tête, j'aurai le loisir d'avoir l'air abrutie en disant des trucs peut-être interessants, mais surtout! surtout! On ne pourra rien couper au montage. Danger, ne pas se louper en sortant une idiotie plus grosse que soi... l'avenir nous le dira...la radio écrit en grand "ouvrez là!"

 

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